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Publications

3 questions à François Bieber, PDG de Kwanko

25/03/2017

PDG de Kwanko, maison mère de Swelen et NetAffiliation, François Bieber revient sur la stratégie mobile de ce groupe spécialisé dans le marketing à la performance, aux ambitions globales.

Que pèse le mobile dans l’activité de Kwanko ? 

FB – Historiquement, toute l’activité mobile était concentrée chez Kwanko Mobile (anciennement Swelen) une société rachetée en 2012, et qui pèse environ 15% du chiffre d’affaires du groupe Kwanko (NDRL : 53 millions d’euros en 2016).  Mais notre cœur de business dans l’affiliation a également été impacté par le mobile et je pense que cet écran représente en réalité près de 30% de notre activité.

Après des années d’attentisme coté annonceurs, le mobile fait aujourd’hui partie des leviers de croissance du groupe, mais est également très complémentaire de notre diffusion desktop. C’est ce que nous démontrent les nouvelles habitudes d’achats des consommateurs qui ont pris l’habitude de jongler entre les écrans.

Après avoir longtemps différencié les environnements, nous avons mis au point notre tracking cross-device afin de proposer une seule et même plate-forme capable de répondre aux problématiques cross canal de nos clients.

Kwanko propose un tracking cross-device qui permet de mieux comprendre le rôle de chaque terminal dans le processus d’achat. En étudiant de près la navigation et les habitudes des consommateurs au niveau de ses campagnes, Kwanko est en mesure de récolter de nombreuses données, indispensables pour optimiser la stratégie de communication de ses annonceurs mais aussi pour adapter leur message en fonction des usages des utilisateurs.

 

La performance sur le mobile, ce sont principalement des téléchargements ? 

FB – Les téléchargements d’applications sont un gros business mais nos clients veulent également générer des inscriptions (leads), des clics et bien évidemment des ventes. Grace à notre tracking cross device nous pouvons désormais suivre le parcours d’internautes, qui peuvent se renseigner sur un site web, chercher un bon de réduction puis effectivement passer commande depuis une application.

Notre métier consiste à pouvoir gérer cette transversalité et à aider nos 2000 clients à déployer les bonnes stratégies pour atteindre leurs objectifs commerciaux.

Grâce à notre DSP Propriétaire et la force de frappe du réseau Kwanko qui regroupe plus de 150 000 publishers directs, nous sommes désormais capable de diffuser nos programmes partout dans le monde. Nous comptons maintenant 12 bureaux en Europe  et en Amérique du Sud. Nous venons tout juste d’inaugurer nos bureaux en Colombie et au Canada

Kwanko gère ainsi plus de 10 milliards d’impressions mensuelles et des centaines de millions de clics ou d’interactions ce qui peut parfois représenter des pics d’activité de plus de 50 000 affichages par seconde sur nos serveurs.

 

Êtes vous de taille à affronter les grandes plates-formes américaines comme Google ou Facebook qui sont justement devenues “mobile first”? 

FB – Kwanko dispose  d’un inventaire et de moyens plus modestes que ces deux géants mais je pense que nous sommes désormais parmi les principaux acteurs internationaux dans notre discipline.

Ces dernières années, nous avons eu une politique de croissance externe active avec le rachat de Swelen en 2012 et l’intégration d’EmailBidding en 2014. 2015 et 2016 ont été consacrées à consolider ces acquisitions au sein du groupe Kwanko et à valoriser ces nouvelles offres auprès de nos clients. En 2017, nous concentrons nos efforts  sur de  nouvelles opérations afin de renforcer notre couverture géographique et notre offre technologique.

Mais si nous souhaitons réellement faire de Kwanko un acteur global, capable de rivaliser avec des géants américains ou chinois, il faudra également que les pouvoirs publics se penchent sur les distorsions de concurrence en matière fiscale et sociale, dont souffrent les entreprises françaises. Dommage que ce sujet ne soit pas abordé par les différents candidats à l’élection présidentielle !