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Publications

3 questions à Karim Zahi, Directeur associé chez INSIGN

06/01/2017

Directeur associé chez Insign, Karim Zahi revient sur le positionnement de cette agence, historiquement spécialisée dans la conception d’applications mobiles, mais qui entend désormais accompagner les entreprises sur l’ensemble de leurs problématiques, y compris stratégiques, dans une logique “Mobile First”.

Pouvez vous présenter votre entreprise ?

KZ – Insign est une agence de Business Hacking© avec un ADN très digital et une très forte expertise mobile. Nous avons réalisé 13,5 millions d’euros de marge brute en 2015 et comptons plus de 165 collaborateurs dont une trentaine d’experts mobiles intégrés suite au rachat début 2015 de Visuamobile, l’un des principaux acteurs historiques de la réalisation d’applications mobiles.

A ce jour, nous avons réalisé plus de 200 applications pour des clients variés, issus des secteurs de l’industrie, du transport, de la grande consommation, du retail, des médias ou encore du luxe. Nous continuons bien évidemment de développer notre expertise mobile mais sommes désormais en mesure d’offrir également à nos clients une approche plus globale, intégrant la stratégie, le marketing, le brand design ou la communication. Nous nous définissons comme des “business hackers” avec un nouvel état d’esprit, de nouvelles méthodes, en nous recentrant sur la création de valeur, l’efficacité et la performance.

Nous accompagnons nos clients dans l’identification de nouveaux espaces de développement et de nouvelles opportunités de croissance, la plupart du temps en mettant le digital (technologies / marketing / data) au cœur du dispositif.

 

Comment voyez vous évoluer le secteur du marketing mobile ?

KZ – Désormais le mobile est clairement devenu le 1er terminal pour accéder à la plupart des services et contenus online fournis par les marques et les éditeurs. Là où précédemment, la grille de lecture du secteur reposait sur l’opposition sites webmobiles/responsives VS applications, on assiste désormais à une multiplication des formats d’applications, des typologies d’interfaces, des technologies et des usages : chatbots, assistants personnels comme Siri ou Google Assistant, services conversationnels …

En parallèle, nous observons les efforts de Google pour faire disparaitre les frontières entre le web mobile et les applications natives avec des formats tels que les Progressive Web Apps et les Accelerated Mobile Pages.

Enfin, il y a un potentiel qui reste encore à ce jour très peu exploité, celui du partage de fonctions et de services inter-applications, qui je pense pourrait émerger à terme à l’image de la « syndication de contenus » du web 2.0.

Au global, il me semble que nous allons vers un écosystème mobile qui s’enrichit et se complexifie fortement. Dans ce contexte, les marques vont encore avoir besoin des agences pour les aider à appréhender cette complexité, définir leurs stratégies de présence et de services puis les mettre en œuvre.

Pour les marques, toutes ces nouvelles opportunités – qui sont le plus souvent basées sur des applications, quels que soient leurs formats et les technologies sur lesquelles elles reposent – vont beaucoup se concrétiser dans des nouvelles stratégies de services. Ainsi après avoir dû apprendre à concevoir et mettre en œuvre des stratégies de brand content, elles vont devoir définir des « nouvelles propositions de valeur servicielles » qui viendront soutenir leur promesse de marque. Et dans ce contexte, l’expérience utilisateur/client et la logique relationnelle resteront encore au centre de leurs préoccupations. En un mot, le mobile est de plus en plus au cœur des stratégies de croissance des entreprises.

 

Pourriez vous partager une anecdote professionnelle illustrant cette évolution ?

KZ – Nous avons récemment été contactés par une entreprise qui voulait développer une application mobile pour répondre à un besoin structurant pour son activité. Dès les premiers échanges, nous nous sommes rendus compte que ne disposant pas des « actifs » nécessaires, la réponse à son besoin impliquait beaucoup plus que la simple réalisation d’une application. Elle induisait clairement le lancement d’un nouveau service et d’une nouvelle activité « from scratch ». Logiquement cela impliquait donc un travail en profondeur en amont sur le modèle économique, le business plan, l’identité, la stratégie de lancement …

C’est ce que nous avons pris le temps de lui expliquer. Malgré le changement radical de périmètre du projet, il n’a pas été dérouté par notre retour et notre proposition car il a compris que le mobile, pour être vecteur de disruption et de croissance, devait s’ancrer en profondeur dans la stratégie et l’organisation de l’entreprise. Nous l’accompagnons actuellement sur le cadrage et la définition globale de son projet, dans toutes ses dimensions…

Ce genre de projets permet d’ailleurs à Insign d’accélérer sa propre évolution et de passer d’un rôle de concepteur et développeur d’applications web ou mobile à celui de véritable partenaire stratégique accompagnant les entreprises dans leur transformation digitale.

 

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Insign