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Publications

3 questions à Karine Rielland, Prisma Media

10/01/2018

Directrice Déléguée Digital et Chief Mobile Officer chez Prisma Media, Karine Rielland revient sur le virage “mobile first” réussi de ce groupe média.

Prisma Media, une audience majoritairement mobile First ?

KR – Avec nos titres féminins (Gala, Femme Actuelle), divertissement (Voici, Télé Loisirs) ou Premium (Capital, Geo, Business Insider, etc…), le groupe Prisma touche désormais plus de 30 millions de lecteurs en France chaque mois.

Sur les 25 millions de lecteurs touchés sur les écrans digitaux chaque mois, nous estimons que 17 millions d’entre eux sont des mobinautes, soit près de 3 millions par jour. Les visites se font à 80% sur le web mobile mais l’inventaire est majoritairement dans les applications, où nous réunissons nos lecteurs les plus fidèles.

 

La monétisation du mobile reste un sujet complexe ?

KR – Comme beaucoup de groupes médias, nous avons observé un décalage entre l’audience, qui basculait majoritairement sur mobile, et les investissements publicitaires, qui tardaient à rattraper les usages. Mais les choses s’améliorent et le mobile devrait représenter 40% de nos revenus publicitaires cette année.

Pour parvenir à ce résultat, nous avons optimisé nos supports, applications et mobile mobile, afin d’offrir à nos lecteurs une meilleure expérience utilisateur, optimisé nos formats, avec des annonces mieux intégrés comme le parallalax ou le traditionnel pavé in-feed 300*250, et enfin beaucoup investi dans les technologies publicitaires

Outre les rachats des régies  Mobvalue et Advideum, nous avons lancé un nouveau format comme in-Feed back, permettant de remonter des données qualitatives sur les mobinautes, investi dans Prisma Dex, notre market place, lancé une DMP avec Mediarythmics ou encore créé le DSP Gravity, pour valoriser nos données auprès des annonceurs.

 

Si la bascule Mobile First est derrière nous, quels seront les enjeux des prochaines années ?

KR – L’écran mobile est là pour durer et nous allons continuer nos investissements, notamment dans l’univers applicatif, pour proposer la meilleure expérience utilisateur à nos lecteurs mais également la meilleure visibilité à nos annonceurs.

Nous souscrivons toutefois à la réflexion de Google, qui annonce l’âge des assistants. A l’image de certains titres comme Tele Loisir, qui ont déjà pris une forte dimension servicielle en proposant l’enregistrement de programmes, nous allons sans doute faire de nos marques de véritables assistants, afin d’informer, de divertir et d’accompagner nos lecteurs dans leur quotidien.

Cela passera évidemment par le mobile mais également sans doute par d’autres interfaces conversationnelles, qui commencent tout juste à se démocratiser.