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Publications

3 questions à Dominique Siacci, fondateur de GoodBarber

17/11/2017

Fondateur de GoodBarber, Dominique Siacci revient sur le positionnement de cette “usine à applications” qui mise désormais sur les Progressive Web Apps, notamment en raison de la stratégie d’Apple sur son store…

Quel est le métier de GoodBarber ?

DS – GoodBarber est historiquement un générateur d’applications pour iOS et Android et nous sommes à l’origine de plus de 30 000 applications à travers le monde, utilisées par des dizaines de millions de mobinautes.

Mais les technologies évoluent et nous proposons désormais à nos clients de faire également des Progressive Web Apps, en donnant l’accès à leur application depuis un simple navigateur web mobile.

Depuis un seul et même back office, nos clients bénéficient ainsi du meilleur des deux mondes avec une expérience utilisateur digne d’une application, la push notification ou l’accès offline, mais sans la contrainte des Stores et en redécouvrant le potentiel d’audience des moteurs de recherche.

 

Les PWA sont-elles un véritable standard ?

DS – Les PWA s’inscrivent dans la continuité du web et bénéficient d’un soutien total de Google notamment dans Chrome sous Windows ou Android, mais également de Mozilla avec son navigateur Firefox.

Pour Apple, c’est plus compliqué puisque Safari ne gère toujours pas les services workers, qui permettent un accès offline aux PWA.

Quand à Microsoft, ils semblent regarder d’un bon œil cette technologie et réfléchissent même à son intégration au sein du Windows Store, pour rattraper ceux de Google ou Apple.

 

Votre engouement pour les PWA s’explique t’il également par une certaine déception vis à vis d’Apple et de son écosystème applicatif ?

DS – Nous avons effectivement énormément investi dans les applications iOS et nous avons été très déçus par la règle “4.2.6” édictée cet été par Apple, et qui entend mettre fin aux plates-formes de création d’applications comme la nôtre.

Notre service s’adresse à toutes les personnes qui ont besoin d’une application “prêt à porter”, et qui n’ont ni les moyens, ni l’envie, d’investir dans une application sur mesure. Avec sa règle, Apple dit implicitement que les applications de niche ne sont plus les bienvenues sur l’AppStore et qu’ils veulent se concentrer sur les applications à fort trafic.

On pourrait éventuellement accepter une telle stratégie si Apple offrait des alternatives à son store en investissant dans les PWA ouen autorisant les stores indépendants mais ce n’est hélas pas le cas.

Trois ans après l’affaire AppGratis, cette mésaventure pose clairement la question de la “neutralité des plates-formes” mais également de la cohérence d’Apple, qui affirme par ailleurs être en faveur de la neutralité du net.